samedi 3 mars 2012

Présidentielle sénégalaise : Macky Sall souhaite "parachever" l’alternance démocratique



Alors que Demba Kandji, le président de la Commission nationale de recensement des votes (CNRV) a annoncé le ballottage du président Sénégalais Abdoulaye Wade, qui recueille au premier tour de la présidentielle 34,82% des voix selon des résultats encore provisoires, le candidat Macky Sall, arrivé en seconde position, a donné sa première conférence de presse depuis l’élection du dimanche 26 février.

L’opposant au chef d’État, qui a recueilli 26,57% des voix, a appelé les Sénégalais à « parachever le processus pour une nouvelle alternance démocratique », à l’issue du second tour qui devrait avoir lieu dimanche 18 mars. Macky Sall est revenu sur l’organisation du scrutin qu’il a jugé « transparent », en dépit des craintes de l’opposition. Il a néanmoins appelé à la vigilance et au rassemblement. « Nous ne sommes pas pour autant à l’abri de la confiscation de la volonté populaire », a-t-il prévenu.

Autre point évoqué dans son discours : les mesures à mettre en place s’il venait à être élu, et, en premier lieu « la réduction des prix des produits de première nécessité », comme le riz, l’huile et le sucre. Le candidat a aussi présenté la principale réforme institutionnelle qu’il souhaite mettre en place : réduire le mandat présidentiel à cinq ans, renouvelable une seule fois.

Abstentionnisme


Abdoulaye Wade est arrivé en tête du premier tour le 26 février avec 942 546 voix (34,82%), contre 719 369 voix pour Macky Sall (26,57%), qui devance Moustapha Niasse, également ex-Premier ministre de Wade avec 357 347 voix (13,20%), a indiqué mercredi 29 février le président de la Commission nationale de recensement des votes (CNRV), le magistrat Demba Kandjidans une déclaration à la presse. Des résultats provisoires puisque la proclamation des chiffres définitifs dépendent de l’examen de possibles recours devant le Conseil constitutionnel.

Quant au taux de participation pour ce premier tour du scrutin, il est en nette baisse par rapport à celui de 2007 : 51,58% contre 70% lors de la dernière présidentielle, a indiqué Demba Kandji.

Ces 48% d’abstentionnistes pourraient constituer une réserve de voix pour Abdoulaye Wade. Le président a par ailleurs expliqué dès lundi que « dans la perspective d’un second tour », il allait « explorer toutes les possibilités d’entente avec d’autres forces politiques selon des modalités à convenir ensemble ». Macky Sall est censé, pour sa part, disposer du report de voix de la plupart des autres candidats, membres comme lui du Mouvement du 23 juin (M23, coalition de partis d’opposition et d’organisations de la société civile).

« Le message qui continue pour le M23, c’est "Wade dégage" », soulignait mercredi le coordonnateur du M23, Alioune Tine, dans les colonnes du journal privé Le Quotidien. L’opposant au chef d’État pourrait ainsi récolter 65% des suffrages au second tour. Mais certains candidats de l’opposition pourraient toutefois être tentés de parier sur une victoire du sortant, préférant « trois ans de Wade à 14 ans de Macky » (deux septennats), comme analysait mercredi le site d’informations en ligne leral.net.

(Avec AFP)

Actu-voyance foexgood

Incroyable mais vrai, face au front commun de l'opposition qui constitue un blog, le Candidat Abdoulaye Wade   va remporter les élections au second tour avec un score de 79%.

Hollande sent «le printemps qui annonce les victoires de mai»



M.P et M.S | Publié le 03.03.2012, 15h10 | Mise à jour : 19h59




François Hollande était ce samedi à Dijon, la ville de son ami François Rebsamen. | AFP/JEFF PACHOUD

Ce samedi après-midi, François Hollande et Nicolas Sarkozy se sont affrontés par meeting interposé. Le candidat socialiste, toujours haut dans les sondages, a ouvert la danse à Dijon. A 50 jours du scrutin, «il y a cet après-midi comme un parfum, le printemps qui vient, qui annonce les victoires du mois de mai», a-t-il commencé, devant environ 10 000 personnes dont 1 800 élus.

Dans un discours fleuve, le candidat socialiste a notamment annoncé «un nouvel acte de décentralisation» s'il était élu en mai prochain. Suppression de la réforme territoriale décrié par de nombreux élus, introduction d'une part de proportionnelle aux élections législatives et surtout hommage aux maires et autres conseillers généraux... François Hollande a salué «la France des territoires». L'occasion pour lui de rendre un hommage appuyé à François Mitterrand, à l'origine en 1983 de la loi Deferre qui a marqué l'acte 1 de cette décentralisation.

«Si je suis élu, il y aura un gouvernement»

Et, en exposant à Dijon sa conception de la pratique des institutions, le député de Corrèze a aussi dressé un réquisitoire en creux de l'actuel exercice du pouvoir par le chef de l'Etat. «Le Premier ministre ne doit pas être un collaborateur (...). Les ministres ne seront pas des souffre-douleurs, des faire-valoir, des prête-noms (...) Bref, je suis venu vous annoncer une grande nouvelle ici à Dijon : si je suis élu président de la République, il y aura donc un gouvernement», a-t-il ironisé.

Changement de lieu, changement d'ambiance. Alors que le meeting de François Hollande n'était pas encore terminé, le président-candidat a enchaîné à Bordeaux, dans la ville d'Alain Juppé, son ministre des Affaires étrangères. Sous les yeux de son épouse Carla Bruni Sarkozy au premier rang, Nicolas Sarkozy a tenu un discours très offensif et très marqué à droite. Immigration, nourriture halal, délinquance des mineurs... Nicolas Sarkozy n'a pas hésité à repartir sur les mêmes thèmes qui l'avaient emmené en 2007 au Palais de l'Elysée lors de la dernière campagne présidentielle. Au risque de se faire accuser par ses détracteurs de surfer sur les thèmes emblématiques du Front National.

Les temps fort de cette journée de campagne :

17h55. «Aidez-moi !» Reprenant son gimmick de fin de discours, le président-candidat conclut : «Aidez-moi à bâtir une république forte», avant d'entonner une Marseillaise reprise par l'assistance.

17h54. «Le président de la République ne doit pas être sectaire, il doit rassembler», déclare Nicolas Sarkozy, qui ajoute : «Le président ne sert pas des clientèles, il n'est pas au service d'un parti».

17h53. «Il n'y pas de place pour la lutte des clans et pour la lutte des classes», martèle Nicolas Sarkozy. Evoquant la proposition de François Hollande de créer une nouvelle tranche d'imposition à 75% pour les très hauts revenus, le président-candidat parle de «tartufferie» et de «cynisme»

17h52. «Ceux qui ne veulent pas respecter nos valeurs et ne font pas d'efforts sérieux d'intégration, ne sont pas les bienvenus en France», enchaîne-t-il.



17h50. «La France doit pouvoir choisir de décider qui elle veut faire entrer ou non sur son territoire», lance-t-il dans un discours très sévère sur l'immigration. «Notre système d'intégration ne fonctionne plus. Il faut le concentrer sur ceux qui sont déjà sur notre territoire. Et en attendant, nous devons réduire le nombre de ceux qui arrivent. » Il plaide également pour un encadrement du principe du regroupement familial. «Plus de regroupement familial automatique. Il faut mettre des conditions au regroupement familial, estime-t-il, citant un «travail», un «logement»

17h41. «L'immigration est un atout, l'immigration est une richesse. Mais pourquoi mentir ? L'immigration est aussi un problème (...), et ne pas le reconnaître c'est mentir aux Français», estime Nicolas Sarkozy.

VIDEO. Sarkozy : «L'immigration est aussi un problème»



17h32. «Dans la République, il n'y a pas de place pour le communautarisme et pas d'avantage pour la discrimination, martèle Nicolas Sarkozy. Dans la République, il n’y a pas de place pour la burqa». «Donner le droit de vote aux étrangers, c’est porter atteinte à la République», estime-t-il. «L'identité nationale ce n'est pas un gros mot», précise-t-il assurant qu'aucun sujet ne doit être tabou dans cette campagne. Des thèmes déjà largement utilisé dans sa campagne en 2007. Sarkozy se déclare aussi pour «l'étiquettage de la viande en fonction de la méthode d'abattage».

17h28. «Le mineur hyper violent de 16 ans n'est plus un enfant et ne doit pas être jugé par un juge pour mineur», estime Nicolas Sarkozy qui poursuit : «Je propose que l’obligation de réparer le dommage causé soit une priorité de la politique pénale des mineurs», explique-t-il annonçant ainsi sa volonté de réformer l'ordonnance de 1945 qui régit la responsabilité pénale des mineurs.

17h24. Le candidat-président se prononce «pour un droit d'appel des victimes pour les décisions des cours d'assises, pour la détention provisoire et l'exécution des peines».«C'est un sujet très délicat et je mesure le bouleversement qu'il introduira dans notre justice, et pourtant je propose de l'instaurer (...). La victime a le droit de donner son avis sur la remise en liberté de celui qui en a fait une victime».

17h25. «Je souhaite que les jurys populaires soient généralisés à tous les tribunaux correctionnels», déclare Nicolas Sarkozy qui propose d'instaurer le droit d'appel de la victime pour les décisions des cours d'assises, la détention provisoire et l'exécution des peines. «Je propose qu'un condamné ne puisse pas bénéficier d'une mise en liberté conditionnelle avant qu'il ait effectué les 2/3 de sa peine», ajoute le président-candidat. «Dans la République quand on est condamné à un peine, elle doit être executée. Pour que les peines soient executées, il faut construire des prisons», poursuit le candidat.

17h20. «L'école du laxisme est celle qui laisse entrer la violence», déclare Nicolas Sarkozy.

17h15. Hollande achève son discours à Dijon. «Dans cette course, je n'ai qu'un seul objectif : la victoire de nos valeurs, mais surtout, la victoire de la France !», conclut le candidat socialiste.

17h13. Nicolas Sarkozy dénonce «l'assistanat». «La solidarité c'est un moyen pour empêcher la marginalisation et l'exclusion. Dans la République, il n'y a pas de place pour les tricheurs les fraudeurs et les profiteurs»

17h09. «Nous ne serons jamais sectaires». «Je ne veux pas de la République des partis, des clans des sectaires et des haineux», déclare Nicolas Sarkozy, qui ajoute : «Personne ne volera cette élection aux Français, ma détermination sera totale». «Honte à ceux qui considèrent qu'une campagne est une succession de coups bas»; poursuit le candidat.

17h03. Nicolas Sarkozy entame son discours à Bordeaux en revenant sur sa visite mouvementée à Bayonne. «La République impose à chacun d'entre nous des devoirs. Dans la République, on n'empêche pas les autres de parler, on ne se comporte pas comme des voyoux. A Bayonne, j'ai vu des gens qui ne pouvaient pas admettre qu'on ne pense pas comme eux. En France, il a y une majorité silencieuse qui n'en peut plus d'entendre des leçons de ceux qui n'en n'ont pas à donner», s'énerve Nicolas Sarkozy. «Honte à ceux qui se sont joints aux séparatistes basques. Le pays basque, c'est la France», ajoute-t-il.

16h59. «L'immigration illégale est un fléau. Il faut la combattre énergiquement», souligne Alain Juppé à Bordeaux.

16h58. Banlieues. François Hollande dénonce la loi de la force, des caïds... dans les banlieues. «Dans ces territoires enclavés, la République ne passe plus, je propose un pacte démocratique à toute la France. Il ne doit pas y avoir un quartier, une cité qui n'appartiennent pas entièrement à la République.»

16h57. François Hollande prône l'élection au suffrage universel des conseillers communautaires pour les communautés de communes. Nouvelle proposition : la réforme du scrutin des cantonales. Et il annonce une 61e proposition : «Elle se résume au premier article de notre Constitution, la France est un République indivisible ...

16h53. Alain Juppé introduit le discours de Nicolas Sarkozy à Bordeaux. Dans la salle, au premier rang, Valérie Ross-Debord, Brice Hortefeux, Christine Boutin, Frédéric Nihous et Jean-François Copé. Mais aussi Carla Bruni selon notre reporter Frédéric Gerschel, qui l'écrit sur Twitter.


(AFP/LIONEL BONAVENTURE)

16h50. «Paris n'est pas n'importe quelle capitale», souligne le candidat socialiste qui salue la présence de Bertrand Delanoë à Dijon. «C'est notre fierté Paris, nous n'opposerons jamais Paris aux autres régions. Je fais confiance aux élus de cette agglomération pour engager la solidarité».

16h45. «Un haut conseil des territoires sera créé pour mettre en oeuvre le nouvel acte de décentralisation», annonce François Hollande qui propose de mettre mis fin au conseiller territorial,créé en 2010 dans le cadre de la réforme des collectivités territoriales. Citant l'exemple de Neuilly-sur-Seine, il s'engage également à multiplier par 5 les amendes des communes qui ne respectent pas les 20 % de logements sociaux imposé par l'article 55 de la loi SRU.
«C'est ensemble, Etat et collectivités locales, que nous arriverons à être à la hauteur des attentes qui sont portées sur nous !»

16h40. «Si je suis élu, j'aurai tous les présidents des régions, sauf 1 à mes côtés», déclare François Hollande, qui rappelle« que le déficit de l'Etat est 67 fois supérieur à celui des collectivités locales»

16h35. «J'annonce un nouvel acte de décentralisation». Francois Hollande cite pour la troisième fois François Mitterrand en lui rendant hommage avec la décentralisation qu'il avait mise en place avec Gaston Deferre en 1982, sous le gouvernement Mauroy. «La gauche fait confiance aux élus, la droite s'en méfie, voilà pourquoi j'engagerai cette nouvelle étape. Nos territoires sont des lieux de démocratie, de croissance ... J'ai une deuxième conviction, la décentralisation permettra la réforme de l'Etat», dit-il, évoquant «un facteur de clarté».

16h33. «Nous arrivons en mai». S'adressant toujours aux corps intermédiaires, «ces forces d'énergie», François Hollande déclare : «Je vous demande un peu de patience, nous arrivons. En mai».



16h30. «Le nouveau Président reconnaîtra les forces vives de la nation». On les appelle les corps intermédiaires», déclare le candidat socialiste, tandis que Nicolas Sarkozy s'en était pris à «la puissance des corps intermédiaires» qui «empêche les réformes» lors de son discours à Marseille. «On ne réforme pas le travail contre les travailleurs, l'école contre les professeurs, les entreprises contre les entrepeneurs», estime-t-il.

16h27. «Nous avons besoin d'une presse indépendante et d'une presse écrite vivante»,assure François Hollande, qui annonce également la nomination des patrons de l'audiovisuel public par les commissions culturelles du parlement au 3/5eme, et non par le Président comme aujourd'hui.

16h25 : «Le Parlement aura de nouveaux droits, je connais le rôle du Parlement et à quel point nos assemblées ont connu un déclin», estime François Hollande, qui assure que s'il est élu, «une part de proportionnelle dans les élections législatives» sera introduite. Comme l'a proposé Nicolas Sarkozy il y a une dizaine de jours.

16h23. «Je ne suis pas sûr que les magistrats aient été bien traités». François Hollande tacle «les nominations partisanes parfois issues des cercles les plus proches, les plus intimes» de Nicolas Sarkozy en évoquant «le ministre de l'Intérieur, le service hospitalier ou aux renseignements». «La seule loyauté qu'il leur sera réclamée sera celle à l'égard de l'Etat et non du chef de l'Etat. Ce ne sera plus l'Etat-UMP mais ce ne sera pas non plus l'Etat-PS»

16h20. Les interventions de Hollande et Sarkozy vont-elles se téléscoper ? L'UMP annonce sur Twitter sur le meeting du président-candidat à Bordeaux est diffusé en direct.


(TWITTER/UMP)

16h15. «Gouvernement». «Je suis venu vous annoncer une grande nouvelle ici à Dijon : si je suis élu Président de la République, il y aura un gouvernement !», ironise François Hollande.

16h12. Hollande attaque la présidence de Sarkozy. «Le premier devoir du nouveau président sera de rendre des comptes, le prochain président devar montrer l'exemple» souligne Hollande qui ajoute : «Le pouvoir entraîne toujours l'excès s'il ne s'impose pas à lui même des limites». «Depuis 5 ans, nous vivons sous le règne de l'omniprésence, le régime d'un seul», attaque le socialiste. «Le premier engagement que je prends c'est d'en terminer avec les outrances et les confusions des genres (...). La brutalité heurte, l'agitation fatigue», ajoute-t-il en visant à nouveau le président-candidat.

16h08. «Aimable». «Je n'oublierai jamais le conseil de Mitterrand à la fin de son second septennat : pour être Président de la République, il faut aimer la France. Et il avait ajouté pour être aimé, mieux vaut être aimable», confie François Hollande dans une allusion implicite à Nicolas Sarkozy. « C'est parce que j'aime la France que je me suis porté candidat», martèle-t-il.

16h05. L'ancrage local. «Les lois de décentralisation ont donné à notre pays le souffle de la démocratie», assure François Hollande après avoir rendu hommage aux élus locaux et rappelé ses mandat de président du conseil général de la Corrèze et de maire de Tulle. «J’ai eu la fierté d’être appelé monsieur le maire, aujourd'hui je suis appelé monsieur le président… du conseil général», sourit le candidat avant de poursuivre : «Je n'oublie pas qu'avec les cinq lettres de maire, on écrit le mot aimer».

16 heures. «Ton élection a été un signe d'une prochaine victoire», lance François Hollande à Jean-Pierre Bel, premier président socialiste du Sénat. «Quel honneur d'être accueilli par le président du Sénat, même François Mitterand n'avait pas eu cet honneur», dit-il.

15h57. «Printemps de la victoire». «Quel plaisir un nouvelle fois d'être à Dijon, la ville de mon ami François Rebsamen», déclare François Hollande à son arrivée sur la scène du Zénith. «Il y a comme un parfum, le printemps qui annonce les victoires du moi de mai», ajoute le socialiste qui salue la présence de Martine Aubry, Jean-Michel Baylet et Jean-Marc Ayrault.

15h49. Avant de monter du scène, Hollande s'offre un bain de foule et salue les militants socialistes présents au Zénith de Dijon. Nombre d'entre eux agitent des drapeaux : celui de la France, de l'Union européenne, du Parti socialiste, de la campagne de François Hollande.

15h42. «Salle pleine de militants 1h30 avant le meeting» de Nicolas Sarkozy à Bordeaux, écrit l'UMP sur son compte officiel.


(TWITTER/UMP)

15h38. L'exemple crédible du Sénat selon Bel. «Le Sénat apporte chaque jour la preuve qu'une politique de gauche est légitime, possible et crédible», assure Jean-Pierre Bel, le président PS du Sénat.

15h35. «La droite gagnerait à se faire discrète» sur le sujet de la parité en politique «tant son bilan en la matière est famélique», déclare dans un communiqué Marie-Arlette Carlotti, responsable du pôle égalité femmes/hommes dans l'équipe de François Hollande. La responsable socialiste répond à Marie-Jo Zimmermann (UMP), présidente de la délégation des droits des femmes à l'Assemblée nationale, qui avait jugé vendredi «scandaleux» que François Hollande ait dit que «ce serait un bon principe d'avoir autant d'hommes que de femmes dans un gouvernement», mais que «cela ne veut pas dire que les responsabilités seraient les mêmes».

15h30. «François Hollande aime les gens», déclare Marylise Lebranchu, sur la scène du Zénith de Dijon, ajoutant, à l'adresse du candidat du PS : «Tu sais que tu peux faire conscience au peuple».

15 heures. «À vrai dire, le bilan du quinquennat est calamiteux», déclare François Rebsamen, le maire (PS) de Dijon, sur la scène du Zénith, après Aurélie Filippetti.

14h45. Arnaud Montebourg, Martine Aubry... les caciques du PS et près d'un millier de militants selon le PS attendent François Hollande dans une ambiance surchauffée, à Dijon. «François Hollande fait mener les Français de la confiance à l'adhésion», assure la patronne du PS. Martine Aubry estime par ailleurs que les propos de Claude Guéant, qui a associé le vote des étrangers aux repas halal dans les cantines, ne méritent que «du mépris».


(AFP/FRED DUFOUR)



LeParisien.fr

Sarkozy met la barre à droite en défendant la "République forte"


par Claude Canellas et Yann Le Guernigou

BORDEAUX, Gironde (Reuters) - Nicolas Sarkozy a défendu samedi une vision de la "République forte" qui fait respecter l'autorité de la loi, sanctionne les délinquants, préserve l'identité nationale et combat le clientélisme.

Pour son cinquième meeting de campagne, le président-candidat, qui s'exprimait devant 8.000 personnes réunies dans un hall du parc des expositions de Bordeaux, s'en est aussi pris à son adversaire socialiste, François Hollande, accusé de "cynisme" au sujet de ses propositions fiscales.

Abordant les questions régaliennes pour la première fois depuis son entrée en campagne le 15 février, il a développé des propositions manifestement destinées à la frange la plus à droite de l'électorat qu'il avait su séduire en 2007 mais qui est aujourd'hui repartie vers le Front national.

Signe de cette volonté, il a repris à son compte des prises de position controversées de son ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, sur les civilisations qui ont irrité la communauté musulmane et celles, développées vendredi, sur les dangers du vote des étrangers aux élections locales.

Pour Nicolas Sarkozy, la République "demande à chacun de prendre en partage des valeurs, une histoire, une culture, une langue - le Français -, un mode de vie, et même une idée de la civilisation qui est pour nous incompatible avec l'inégalité entre les hommes et les femmes".

Il a enfoncé le clou en défendant la laïcité, présentée comme "notre façon à nous, les Français, de distinguer le spirituel et le temporel". "C'est une affaire de civilisation, la nôtre", a-t-il poursuivi.

À propos du droit de vote des étrangers aux élections locales proposé par le Parti socialiste, il a estimé, en reprenant les déclarations de Claude Guéant, que cela reviendrait à "porter atteinte à la République (...) ouvrir la voie au vote communautaire (...) mettre les maires sous la menace du chantage communautaire."

A l'appui de ses propos, le ministre de l'Intérieur avait invoqué le risque que des conseillers municipaux étrangers ne rendent obligatoire la nourriture halal dans les cantines scolaires, ce que le chef de l'Etat a dénoncé en termes similaires.


GUET-APENS ET COUPS BAS

S'il a condamné la polémique lancée par la présidente du FN, Marine Le Pen, sur l'importance croissante de la viande halal dans la distribution, il a néanmoins reconnu "à chacun le droit de savoir ce qu'il mange, halal ou non", pour souhaiter l'étiquetage des viandes "en fonction de la méthode d'abattage".

Il a poursuivi en stigmatisant les positions du PS sur l'immigration pour estimer qu'il fallait mettre des conditions au regroupement familial.

Nicolas Sarkozy a entamé son discours en revenant sur les incidents de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), jeudi, où sa visite a été perturbée par des nationalistes basques et des militants socialistes.

"Honte à ceux qui se sont joints aux séparatistes basques, petite minorité animée d'une haine aveugle contre la France et prête à tout, a-t-il déclaré. Honte à ceux qui considèrent qu'une campagne électorale doit être une succession de guet-apens et de coups bas."

Il a évoqué également les questions de justice, pour ajouter deux propositions aux dernières mesures qu'il a mises en oeuvre comme président : une remise à plat de la justice des mineurs, dont une des priorités doit être "l'obligation de réparer le dommage causé", et la possibilité pour les victimes de faire appel pour "les décisions d'assises, la détention provisoire et l'exécution des peines".

Il a invoqué le "devoir" qu'est à ses yeux la continuité du service public pour estimer que le service minimum dans les transports en commun, à l'école et dans le transport aérien était un "principe républicain."

Accusant sans le nommer le PS de ne pas vouloir contrarier sur ce point "la clientèle" des syndicats, notamment les syndicats d'enseignants, il a déclaré que "saboter le service public, c'est un scandale qui mérite des sanctions exemplaires."

Nicolas Sarkozy a enfin dit voir "la lutte des classes" derrière la proposition de François Hollande de taxer à 75% la part des revenus qui dépasserait le million d'euros annuel.

"Quand on propose un taux d'imposition de 75% pour faire payer les riches et que l'on explique le lendemain : 'Cela - je cite - n'a pas vocation à rapporter un seul euro au budget de l'État', je dis que c'est du cynisme, je dis que c'est une tartufferie et ceux qui disent ceux-là sont des tartuffes."

Edité par Matthias Blamont

Algérie: 23 blessés dans un attentat à la voiture piégée dans le sud




(AFP) –

ALGER — Vingt-trois personnes ont été blessées samedi dans un attentat à la voiture piégée contre la brigade de gendarmerie de Tamanrasset, importante ville de garnison du Sud algérien, selon la Gendarmerie nationale citée par l'agence de presse algérienne APS.

Cet attentat a été revendiqué par un groupe islamiste qui prône le jihad (guerre sainte) en Afrique de l'Ouest. C'est la première fois qu'un attentat à l'explosif est commis dans cette région d'Algérie, frontalière avec le Niger et le Mali.

Le ministère algérien de la Défense a fait savoir samedi dans un communiqué transmis à l'APS que sur les 23 personnes blessées, "quatre gendarmes sont gardés sous observation médicale".

"L'explosion a occasionné d'importants dégâts matériels à ce bâtiment (siège du groupement de la gendarmerie) situé sur l'artère principale de la ville de Tamanrasset ainsi qu'aux constructions et habitations avoisinantes", indique le communiqué du ministère de la Défense.

Quinze gendarmes en poste, cinq éléments de la Protection civile et trois personnes qui étaient de passage au moment de la déflagration ont été transportés à l'hôpital, confirme le ministère. Tamanrasset est située à 1.970 km au sud d'Alger.

Auparavant, le site internet du quotidien arabophone algérien En Nahar avait fait état de 24 blessés avant d'évoquer 51 blessés alors que d'autres sites annonçaient une trentaine de blessés. Les victimes ont été transportées à l'hôpital, et certaines sont dans un état critique, l'auteur de l'attentat est mort déchiqueté par l'explosion, affirme encore le site de En Nahar.

Selon un journaliste de l'APS sur les lieux, un "important dispositif de sécurité" a été mis en place autour de la zone de l'attentat.

"L'attentat a été perpétré à 7h45 (6H45 GMT) par un terroriste à bord d'un véhicule tout terrain de marque +Toyota Station+ qui a ciblé l'entrée principale du groupement de la GN (Gendarmerie nationale)", selon les services de la gendarmerie cités par l'APS.

D'après plusieurs sites internet, l'attentat a occasionné d'importants dégâts matériels.

Tamanrasset est la seconde plus grande wilaya (préfecture) d'Algérie et sa superficie est équivalente à celle de la France métropolitaine. C'est un haut lieu du tourisme saharien avec le Hoggar.

Elle est frontalière avec le Mali et le Niger, ce qui explique son "statut" de ville de garnison. De nombreux militaires y sont stationnés pour protéger les frontières.

Le Mouvement Unicité et Jihad en Afrique de l'ouest (MUJAO) a revendiqué cet attentat samedi dans un message à l'AFP au Mali.

"Nous vous informons que nous sommes à l'origine de l'explosion (...) ce matin à Tamanrasset dans le sud de l'Algérie", a indiqué le MUJAO, un nouveau groupe islamiste apparu en 2011 et qui prône le jihad en Afrique de l'Ouest, dans un court message écrit.

Le MUJAO est apparu au grand jour en décembre 2011 en revendiquant l'enlèvement de trois Européens à Tindouf (ouest de l'Algérie), fief des indépendantistes sahraouis du Front Polisario.

Cette action avait auparavant été attribuée par le Polisario à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), très actif dans les pays de la bande sahélo-saharienne depuis 2007. Le MUJAO serait une dissidence d'Aqmi dirigée par des Maliens et des Mauritaniens, selon des experts.

Le 12 décembre 2011, une vidéo montrant des hommes armés encadrant deux femmes, une Italienne et une Espagnole, ainsi qu'un Espagnol, enlevés le 23 octobre dans la région de Tindouf, avait été rendue publique par le MUJAO.

Dans une autre vidéo, qu'un journaliste de l'AFP à Bamako a visionnée en décembre 2011, six membres du MUJAO, enturbannés, dont la plupart ont la peau noire, ont exposé leur idéologie, se référant à Oussama Ben Laden, chef d'Al-Qaïda tué par l'armée américaine au Pakistan, au mollah Omar, chef des talibans afghans, et à des figures historiques de l'islam en Afrique de l'Ouest subsaharienne.

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